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Le fond de mer constitue une cave idéale. A 15
mètres de profondeur, le mouvement des marées berce les bouteilles,
la température y est constante et proche de 10°. Depuis 2004, Yannick
Heude et trois complices se retrouvent tous les ans à l'Anse Saint-Pierre,
au pied de la Tour Solidor, histoire de boire une dernière gorgée
tirée de l'une des 600 bouteilles qu'ils ont décidé d'immerger au
large de Saint-Malo. Elles sont repêchées après un an, le but étant
de comparer le vin ainsi conservé à pressions différentes des caves
où elles sommeillent habituellement. Une partie de ces bouteilles
seront vendues aux enchères au profit des restos du cœur et des
sauveteurs en mer. Incroyable ! Nous étions loin d'imaginer une
telle différence de dégustation entre les bouteilles immergées,
et celles restées dans le chai de Thierry Michon propriétaire du
Domaine St Nicolas. La robe ne comportait de différence marquante,
peut-être un peu plus profonde ; le nez, était plus puissant, plus
aromatique, plus fruité, avec une tonalité pêche de vigne ; La bouche,
avait plus de volume, plus aromatique, donnait l'impression d'un
accomplissement, et finissait sur une sensation fraîche et minérale.
Si la mer, est une cave parfaite, il est évident que c'est le phénomène
des marées qui est responsable de l'évolution du vin. Le flux et
le reflux de la mer sur les bouteilles, l'attraction de la lune
qui provoque la marée, sont des éléments bio dynamiques certainement
influents. Nous avons prouvé par la dégustation réalisée par plus
de cent personnes, q'un an suffisait a transformer ce vin de façon
positive, grâce aux marées. Nous espèront obtenir le même résultat
avec les bouteilles de Ch. Maucamps cru bourgeois du Haut-Médoc
2001. Yannick Heude |
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